juin20

HADOPI : quand la loi ne sert plus l’intérêt général


J’avoue au départ, je ne me suis pas trop penché sur HADOPI la loi magique pour sauver les maisons de disque de la noyade. Mais ce matin, j’en discute un peu avec Benjamin, relis quelques articles, dont un très bon sur Gizmodo et je réalise que c’est vrai que l’on nous prend pour des cons.

Je suis plutôt optimiste en général, mais faut avouer que là, quand on se décide à ouvrir un peu les yeux on ne peut que réaliser à quel point notre petit pays aime à marcher sur la tête.

Si j’avais pas trop regardé cette loi, c’est que je ne suis pas un gros téléchargeur à la base, je suis d’ailleurs pour la promotion des auteurs, qui sont quand même à la base de tout, j’aime les gens qui ont des idées et je trouve normal que l’on puisse vivre voir bien vivre de la création sous toutes ses formes.

Pour en revenir à cette loi, ce qui m’énerve, c’est à quel point elle est liberticide et va à l’encontre de ce qui me semblait avoir compris à la fac de droit sur la notion d’intérêt général. Elle n’a qu’un but, défendre les intérêts d’une toute petite partie de la population.

Sans aller trop loin dans le débat de la liberté individuelle, j’avoue que j’en ai vraiment marre que l’on réduise à ce point le libre arbitre des gens, dans le futur, est ce que l’on souhaite vraiment que les gens ne se posent plus la question du bien ou du mal mais simplement “est ce que la loi m’y autorise ?”

Pour revenir à l’industrie de la musique, entre nous, je peux comprendre, moi aussi si j’avais une maison à payer à St Trop, un appart à Paris, les gosses dans une école privée à New York, la vidange de la Porsche à faire et une demi douzaine d’ex femme à entretenir j’essaierai de tout faire pour garder mon train de vie… Mais dans la logique de l’économie de marché où c’est normalement une logique purement commerciale qui détermine la réussite ou pas, je me pose la question différemment : Et si plutôt que de penser que les gens tuent la création, on se demandait si le modèle de distribution est à la hauteur ?

Exemple simple : une fichier musical.
- Je l’achète de manière légale : en fonction de la plateforme il est (ou pas) compatible avec mon Ipod, mon Creative, mon Pc, le fichier est pas vraiment à moi, je suis limité dans son utilisation.
- Je le télécharge je fais ce que je veux

En gros, les bons payent pour les mauvais. Réflexe logique, pourquoi payer alors que c’est moins bien que le gratuit ?

La solution serait peut être d’offrir à un prix acceptable, un fichier sans DRM et pourquoi pas rêvons pas en mp3 mais avec un vrai algo de compression de super bonne qualité, avec du contenu riche lié.

Bon, je pense que l’on est tous d’accord sauf la poignée qui dirige, on peut pas faire grand chose mais un premier pas serait peut être de signer la pétition de SVM