Bon, on le sait maintenant, la vidéo sur le web va certainement tuer la tv un jour ou l’autre.

On sait aussi que Google a payé cher YouTube. Mais ce n’est que le début.

Il existe aujourd’hui des dizaines (centaines ?) de sites d’échange de vidéos sur le web. A l’origine YouTube, des étudiants cherchent ?  envoyer des vidéos de vacances ? leurs potes, sur cette base, des tiers se greffent et ils ajoutes les commentaires et un système de notation. Le système est très bien imaginé, du flash pour l’interopérabilité, des outils pour affirmer le sentiment communautaire, rapidement de gros moyens.

Cet état de fait ne pouvait qu’éveiller la concurrence. On retrouve donc sur ce crénaux du « strict » échange des offres alternatives, je ne citerai que Dailymotion qui est un gros succès français.

La concurrence facteur de créativité pousse de nouvelles idées et rapidement des startup proposent « plus ». Un bon exemple est Jumpcut qui propose de faire du montage directement en ligne de manière très simple.

Du succès de ces services, arrive naturellement les premiers essais d’intégration de la pub. AdBrite, un gros réseau US propose de se charger pour vous de trouver les sponsors et d’y inserer un pub pas trop intrusive. Brihtcove un autre gros site US a lançé un service équivalent après avoir levé 60 milions de dollars (mon test).

Le mouvement actuel est la multiplication des réseaux de videos ? thême. On commence ? y trouver de tout pour tout le monde, fan de voitures, fan de snowboard, de rap, et même un site dédié au vidéos de foot sur console

Youtube a bien compris la tendance et signe des partenariats avec des ligues de sports US dont la NBA (basket) et la NHL (hockey sur glace).

Toujours plus fort, Ning est un site qui permet de créer son réseau social et fournit les outils pour créer en 3 clicks son site de partage de vidéos. Inutile pour faire fortune mais cela entrainne la création de « chaînes » parrallèles.

Bien que l’on s’éloigne un peu du site d’échange, le projet des créateurs de Kazaa et Skype, renomé il y a peu Joost propose un service de vidéos basé sur le peer to peer, pour l’instant réservé ? des boites de productions on peut facilement imaginer que le système sera ouvert un jour ou l’autre ? tous.

Ce rapide tour du propriétaire permet de se rendre compte de l’energie déployée aujourd’hui autour de la vidéo sur le web. De cette période plusieurs questions sans réelle réponse se dégagent.

- Qui va vivre, qui va mourir. Malgré le nombre croissant d’internautes ont peu difficilement penser qu’il y a de la place pour tout le monde.

- Quid du contenu original. Entre le piratage qu’aucun programme ne peut pour l’instant empecher, les procès qui commencent ? tomber et surtout sur l’interet des vidéos postées. Certains sites annoncent d’ailleur qu’ils ont l’intention de payer en cash les meilleurs contributeurs de contenus originaux.

- Quel business model ? La pub a son rôle ? jouer mais suffira t elle ? maintenir un nombre élevé de site ?

Dans tout ça, je pense que 90% des sites ouverts disparaitront, soit achetés, soit par manque de traffic. Il ne restera surement, comme cela a été le cas dans le combat des moteurs de recherche que les poids lourds du secteur et une poignée d’indépendants.

Affaire ? suivre…